Auvergne-Rhône-Alpes. Laurent Wauquiez (LR) : “Je veux diminuer le train de vie des élus ”

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Il fait partie des têtes d’affiche nationales de ces régionales. Le poids lourd politique Laurent Wauquiez réussira-t-il à faire basculer la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le camp des Républicains ? Secrétaire d’Etat, porte-parole du gouvernement, ministre des affaires européennes (en 2010) , ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche (2011) et aujourd’hui secrétaire général du parti Les républicains, il part à la conquête de la deuxième région la plus importante de France avec une population de 6,5 millions d’habitants et un PIB de 240 milliards d’euros. Face à lui, le président PS sortant, Jean-Jack Queyranne. Interview de Laurent Wauquiez qui promet une réduction du train de vie du nouveau conseil régional et l’implantation d’un campus européen des métiers du numérique.

Si vous êtes élu, quelle sera la mesure prioritaire de votre mandat ?

Réduire les gaspillages et autres gâchis d’argent public. En Rhône-Alpes, en 10 ans, la dette a été multipliée par quatre, les impôts ont augmenté de plus de 25%, et en même temps le président actuel de la région s’est construit un Palais de région à 170 millions d’euros. C’est inacceptable. Je veux rompre avec cette gestion.

Le président actuel de la Région s’est construit un Palais de région à 170 millions d’euros. C’est inacceptable.

Investissements. Dans quels domaines consentirez-vous à investir en priorité ?

Nous devons redonner à notre jeunesse des perspectives. C’est pourquoi je compte investir prioritairement dans l’apprentissage qui s’est effondré ces dernières années dans notre région. Je souhaite aussi rétablir les bourses au mérite supprimées par le gouvernement et développer nos pôles d’enseignement supérieur.

Je souhaite aussi rétablir les bourses au mérite supprimées par le gouvernement.

Économies. A l’inverse, quelles seront les deux principales réductions de dépenses que vous souhaitez mettre en place ?

Je veux tout d’abord diminuer le train de vie des élus : nous baisserons les dépenses de cabinet, les voitures de fonction, les frais de représentation qui ont littéralement explosé ces dernières années. Ensuite, je veux baisser significativement les dépenses de fonctionnement comme je l’ai fait dans ma ville du Puy-en-Velay ces dernières années.

Je veux tout d’abord diminuer le train de vie des élus.

Aides aux entreprises. Les Régions disposent désormais de la compétence exclusive des aides aux entreprises. Dans ce domaine quelle sera votre action prioritaire ?

En matière de soutien à nos entreprises, j’ai une proposition forte qui consiste à instaurer une véritable préférence régionale dans le cadre de nos marchés publics. Le code des marchés publics, via les clauses d’insertion sociale, le permet.


Attractivité. Dans ce nouvel échiquier des régions, quel est votre concurrent direct sur le plan de l’attractivité économique ?



Je veux faire de cette région la région leader en France, mais aussi en Europe. Pour moi cela signifie que nos compétiteurs sont européens : je pense au Bade-Wurtemberg, à la Catalogne, à la Lombardie, et même à la Suisse.

Numérique. Toutes les régions veulent devenir des Silicon Valley françaises. Quels sont/seront les arguments de votre région dans ce domaine ?

Je veux implanter le premier campus européen des métiers du numérique sur le site de l’ancien siège de la région à Charbonnières-les-Bains, tout près de Lyon. D’abord parce que ce type de formation c’est pour nos jeunes la quasi garantie d’avoir un emploi à la sortie. Mais je souhaite aussi que ce campus accueille des professionnels en formation continue, et surtout qu’il devienne un véritable centre de ressources pour les entreprises de la région. Avec ce campus, et avec la dynamique entrepreneuriale existant à Lyon autour du label French Tech, je suis convaincu que notre région peut devenir un modèle dans le domaine du numérique.

Personnalité politique. Quelle est la personnalité politique (vivante ou décédée) dont vous vous sentez le plus proche ?



J’ai une affection toute particulière pour Georges Pompidou. Il savait conjuguer une véritable vision pour son pays, une certaine forme de modernité, tout en cultivant une relation quasi charnelle avec son territoire du Cantal. C’est pour moi une source d’inspiration.

Ennemi. Quel est votre meilleur ennemi politique ?

Je n’aime pas le terme d’ennemi politique. Je n’ai que des adversaires et le prochain est l’actuel président du Conseil régional Rhône-Alpes qui a malheureusement abîmé notre région avec 11 années de gestion caractérisées par le gaspillage d’argent public et l’absence de projet d’envergure pour nos territoires.

Mon adversaire est l’actuel président du Conseil régional qui a abîmé notre région avec 11 années de gestion caractérisées par le gaspillage d’argent public.

Voyage, voyage. Pour vous, “rendez-vous en terre inconnue” en version politique, ce serait quelle destination ?

Dans les salons parisiens. Car ma conception de la politique c’est d’être sur le terrain, au plus proche de nos concitoyens et de leurs préoccupations.

Artiste. Pour quel artiste de votre région avez-vous un coup de cœur ?


J’aime beaucoup le chanteur Calogero

Sport. Quel est votre sport favori ?


La course à pied. J’aime courir cela me permet de m’évader.

Gastronomie. Quelle est votre formule régionale “entrée/plat/dessert” préférée ?

Nous n’avons que l’embarras du choix… Mais puisqu’il fait choisir, je dirais, en entrée : salade lyonnaise. En plat : des lentilles vertes du Puy en Velay. En dessert : les nombreux fromages de notre région : du reblochon, du picodon et du Saint-Nectaire. Un peu de pogne de Romans pour apporter une touche sucrée.  Le tout arrosé de nos merveilleux vins, notamment ceux de la vallée du Rhône.

 

Notre dossier « Régionales 2015″ :

Chaque jour, découvrez les candidats tête de listes aux prochaines élections régionales qui se dérouleront les 6 et 13 décembre prochains.


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