A quoi ressemble le jeu vidéo à la française ?

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Qui joue à quoi ? Qui fabrique quoi ? Le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) a édité son dernier « Livre Blanc », photographie du secteur vidéoludique en France. Et bon indicateur des tendances du marché. Voilà les grandes lignes de ce qu’on peut retenir de ce document.

Comment on joue ?

En 2013, la console de salon et le PC ont encore le monopole du jeu vidéo : 59 % des joueurs les utilisent. Mais l’équipement massif en téléphones connectés et change la donne. Le jeu se joue désormais de plus en plus avec les doigts, entre deux stations de métro ou dans la salle d’attente du dentiste. Le SNJV précise :

Cette évolution du taux d’équipement a permis de multiplier le nombre de joueurs par 3 en 10 ans en France.

De même, le marché physique, c’est-à-dire celui des jeux dans leurs bonnes vieilles boîtes en plastique, génère encore 60 % du marché. Mais il est en baisse de 13 % par rapport à l’année dernière. Parallèlement, le marché du jeu dématérialisé – en téléchargement ou en ligne – augmente de 12 %.

Qui sont les joueurs ?

L’image du jeune geek est quant à elle totalement dépassée. Qui joue ? Tout le monde ou presque. Le nombre de joueurs est estimé à 31 millions, soit près d’un Français sur deux. Ce chiffre comprend 39 % d’occasionnels, qui possèdent peu de jeux et s’y adonnent « pour passer le temps ».

L’étude du syndicat nous apprend par ailleurs que l’âge moyen du joueur en France est de 41 ans. On joue de plus en plus tard, et avec ses enfants (65 % des parents joueurs initient leurs bambins aux jeux vidéos en 2013, contre 44% en 2010).

Enfin, parmi l’ensemble des joueurs, on compte 52 % de femmes.

Et toc.

Quelles entreprises ?

Avec un chiffre d’affaire de 2,6 millions d’euros, la France n’est qu’une goutte d’eau dans le marché mondial du jeu vidéo (66 millions). Mais la production française, elle, est loin d’être anecdotique. Nombre d’acteurs sont des grands exportateurs, et le SNJV estime à 80 % la production française destinée à l’international. L’exemple phare reste Ubisoft, la boîte frenchie devenue troisième éditeur mondial.

Le secteur pèse au total – directement ou indirectement – plus de 23 000 emplois en France, dont 3000 dans la production.

Qui sont les principaux développeurs et éditeurs de jeux vidéos en France ? Voici une liste – non exhaustive – classée en fonction des villes où les entreprises ont leur siège.

Bordeaux
Asobo Studio  (principaux jeux : Toy Story 3, Kinect Héros : Une aventure Disney-Pixar)

Lille
Ankama (Dofus, Dofus Arena, Wakfu)

Lyon
Arkane Studios (BioShock 2, Dishonored)
SDP (Astérix aux Jeux Olympiques)

Nantes
Beemoov (Ma Bimbo, Cro Mimi, Amour Sucré)

Paris
Gameloft (Asphalt: Urban GT)
Quantic Dream (The Nomad Soul, Fahrenheit, Heavy Rain, Beyond: Two Souls)
Focus Home Interactive (Le Testament de Sherlock Holmes, Wargame : European Escalation)
Yamago (Ikibago, Adventure Time Game Creator)
Devalley (Nowhere, Landers)
Kylotonn (Bet on Soldier, Speedball 2)
Pasta Games (Maestro Jump In Music, Rayman: Jungle Run)
Playsoft (Metal Gear Acid 2, I-duel)
Dontnod Entertainment (Remember Me)

Rennes
Ubisoft (Rayman, Splinter Cell, Watch Dogs, Prince of Persia, Assassin’s Creed, Lapins crétins)

A noter que si le siège d’Ubisoft est bien à Rennes, l’entreprise possède pas moins de 28 studios dans le monde entier, dont les plus fameux sont à Montréal et à Montpellier.

Pour aller plus loin

Le «Livre Blanc » du SNJV est consultable à cette adresse.

Guillaume Lecaplain


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