Comment manger à la nantaise ?

choco BN

Bio, local, de saison, de plus en plus de consommateurs cherchent à manger des produits issus du terroir. Mais comment savoir ce qui est, à coup sûr, produit juste à côté ? La rédaction de France Live a fait la liste des courses pour vous et vous a concocté son menu 100% nantais.  

En entrée, salade de carotte et de mâche nantaise

La région nantaise est l’une des plus importantes régions maraîchères de France

La région nantaise est la première productrice européenne de mâche. Elle produit 90 % de la mâche consommée en France, soit 32 000 tonnes chaque année. Les premiers consommateurs en Europe sont les allemands, suivis des anglais et des espagnols.

source Flickr-cc

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La carotte nantaise est une variété de carotte de très bonne qualité. Elle est de forme conique, d’une couleur rouge orangé et à la chair croquante. L’absence de cœur (qui donne l’amertume) accentue le goût sucré du légume. La carotte apprécie les sols sableux et bien drainés, la terre nantaise lui convient donc tout à fait. Très appréciée aussi, la carotte de Chantenay est aussi une des variétés les plus anciennes.

La carotte nantaise

La carotte nantaise

En plat principal, la rédaction vous propose son filet de daurade au beurre blanc accompagné de sa fondue de poireaux

Si vous faites vos courses au marché Talensac ou sur n’importe quel marché nantais, vous aurez de fortes chances de découvrir sur les étals des poissonniers de la daurade, du bar sauvage, de la sèche, du maquereau, de la sole, du rouget ou de la raie. Tous ces poissons, ont, pour la plupart été pêchés à La Turballe, à 1h de route de Nantes.

daurade

La sauce au beurre nantais 

La recette de la sauce au beurre nantais ou au beurre blanc a été inventée en 1860 dans le restaurant de Clémence Lefeuvre, où l’on servait des repas aux marins du coin.  La sauce accompagne désormais la plupart des poissons pêchés près de Nantes.

Clémence Lefeuvre, créatrice du beurre blanc

Clémence Lefeuvre, créatrice du beurre blanc

Nantes, première région productrice de poireaux

La région nantaise est la première productrice de poireaux primeurs. Les exploitations situées à 30 km autour de Nantes ne cessent de grandir. La Loire-Atlantique assure 78 % de la production régionale de poireaux primeurs.

Si vous préférez un plat de viande, choisissez la vache nantaise

Cette race, qui a bien failli s’éteindre, retrouve peu à peu sa réputation d’antan.
Les effectifs de 150 000 bêtes en 1900 ont fondu pour arriver à 50 en 1985. Depuis, un plan de sauvegarde a été mis en place. On en compte désormais 900. La Nantaise est reconnue pour sa tendreté, le veau rosé ( de la couleur de la viande), est particulièrement apprécié par les gastronomes.

Vache nantaise

En fromage, Le Curé Nantais

Créé à Saint Julien de Concelles, dans le Vignoble, en 1880, le Curé Nantais est aujourd’hui produit à Pornic dans une fromagerie. A l’origine, le fromage au lait cru à pâte molle s’appelle le « Régal des Gourmets » mais un curé, qui passait par là, suggéra d’améliorer la recette. Le fromage devint « Curé Nantais ». De manière générale, le Pays nantais n’est pas connu pour ses traditions fromagères. Le lait, riche en graisse, est plutôt transformé en beurre.

curé nantais

En dessert : le gâteau nantais 

Du sucre, du beurre, des amandes et surtout du rhum des Antilles. Voilà la recette du gâteau nantais. Elle a été inventée vers 1820 du côté du quai de la Fosse. A l’époque, les ingrédients venaient tout droit des Antilles, d’où revenaient les navires après avoir réalisé le commerce d’esclaves. Ce dessert luxueux était servi par les maîtresses de maison à leurs invités. La recette était tombée dans l’oubli jusqu’à ce que la biscuiterie LU relance la production, en 1910.

gateau nantais

Et avec le café, des biscuits et des confiseries

Un peu de sucre dans le café ?

Au XVIII ème siècle, le sucre représentait 60% des importations coloniales du port de Nantes. On comptait alors 22 raffineries à Nantes. Aujourd’hui il n’en reste plus qu’une, l’usine Beghin-Say. L’usine se concentre désormais sur le conditionnement de sucre de canne provenant de la Réunion, débarqué au port de Montoir-de-Bretagne. La célèbre usine bleue produit sa propre électricité grâce à l’eau qu’elle puise directement dans la Loire.

source : Flickr-cc

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LU, la plus grande biscuiterie française

Les véritables petits beurres nantais ne sont plus fabriqués au centre-ville de Nantes, au pied des tours LU, depuis 30 ans. La biscuiterie, qui fonctionne 24h/24 et emploie plus de 400 salariés, se trouve désormais à quelques kilomètres, à la Haye-Fouassière. LU y fabrique une quinzaine de variétés de biscuits, dont le Véritable Petit Beurre et le Paille d’or, produits centenaires toujours en croissance, les galettes Saint-Sauveur, le Petit Brun ainsi que le cookie Hello ou le Figolu. L’usine est détenue par le géant agroalimentaire Kraft Foods depuis 2001. L’histoire de la plus grande biscuiterie française, fondée en 1846 par Jean-Romain Lefèvre et son épouse Pauline-Isabelle Utile a commencé dans une petite pâtisserie nantaise, 5 rue Boileau.

petit beurre lu

Les chocos BN

La Biscuiterie Nantaise est né en 1896 dans le quartier de l’île Beaulieu. Pendant la Première Guerre mondiale, BN distribue un « pain de guerre », un pain dur spécialement conçu pour les soldats, ce qui lui inspirera la production de casse-croûte.  Une couche de chocolat entre 2 biscuits et voilà le Choco BN, que tout le monde connaît et qui fait le succès de la marque.

Les berlingots nantais

Les berlingots ont été créés au début du XIXème siècle, dans une boutique de la Place Royale.C’est une cantinière des armées qui rapporte la recette d’Italie. La marque de berlingots « A la renommée » est rapidement copiée. Dans les années 1920, il existe, dans le quartier Malakoff, sept confiseries portant les noms de Bonté, Pinson, Martel, Lemaître3, etc. Depuis 1985, plus aucun berlingot n’est produit à Nantes.

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La rigolette nantaise

Plus tendre que le berlingot nantais, la rigolette a aussi été créée à Nantes par l’épicier Charles Bohu, dont la façade est toujours visible quartier Decré. La rigolette est une coque de sucre cuit renfermant une marmelade de fruit.

Bons plans : où faire ses courses pour manger local à Nantes? 

Pour être sûr de manger 100% nantais, il suffit de prendre contact avec les maraîchers ou agriculteurs de la région. Plusieurs adresses pratiques :

https://laruchequiditoui.fr/fr

http://www.reseau-amap.org/amap-44.htm

http://www.acheteralasource.com/vente-directe-producteur/pays-de-la-loire/loire-atlantique-44-1

http://www.lespaniersbio.fr

http://www.mon-marche-paysan.com

 


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Il y a 2 commentaires

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  1. mamiejojo

    Comme je suis d’accord avec cet article, alors pourquoi que dans les hôpitaux, cliniques et maison de convalescence de la région nantaise on mange la m**** de chez Sodexho, il n’y a pas que les cantines scolaires à s’occuper!


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