Nantes : 10 chansons racontent la ville

nantes chante

Quel est le point commun entre Snoop Lion, Barbara, Renan Luce et Guy Béart ? Tous ont chanté Nantes. De la chanson paillarde à la chanson d’amour en passant par la chanson de marins, revue de la ville, de 1654 à nos jours, en chansons. 

Dans les refrains d’Hocus Pocus

Nantes, revient dans beaucoup de chansons du groupe de rap nantais créé en 1995. Dans la chanson « Petit pays »  mais aussi Place 54 par exemple. La chanson raconte un trajet en TGV entre Paris et Naoned.

« Just another night in Nantes »

« Nobody raise their voices/just another night in Nantes » chante le groupe Beirut dans le refrain. Le groupe de pop folk américain ne serait pourtant jamais venu à Nantes.. Il aimait simplement la sonorité du nom de la ville. Cherbourg, Marseille, beaucoup de ses chansons portent le nom de villes françaises. Le chanteur, originaire de Santé Fé, est effectivement très marqué par la culture européenne.

Nantes reprise par Snoop Lion

Snoop dog, qui veut qu’on l’appelle désormais Snoop Lion, a repris la chanson du groupe Beirut, en changeant les paroles et le rythme

« Il pleut sur Nantes » chante Barbara

Le célèbre morceau de Barbara a une histoire particulière. Il a été écrit le lendemain de l’enterrement de son père à Nantes, en 1959. Quand la chanteuse apprend son décès, elle a coupé les ponts avec lui depuis plus de 20 ans. Elle n’est alors même pas au courant, jusqu’au coup de téléphone de l’hôpital, que son père habite depuis une dizaine d’année à Nantes. Dans la chanson, Barbara évoque le “25 rue de la Grange aux Loups”. Cette rue n’existait pas à l’époque. Elle verra pourtant le jour en 1986, et sera inaugurée par Barbara et Gérard Depardieu. L’ombre de la chanteuse plane dorénavant sur la ville : Barbara donne ainsi son nom à une allée et un square à Nantes.

Renan Luce en autostop à Nantes

Le chanteur raconte l’histoire d’une étudiante auto-stoppeuse qui veut aller à Nantes. Il l’appelle dans sa chanson « la ville Canari ».

 

C’est Jean Françoué de Nantes, ouééé ouéé ouééé

Ce chant traditionnel de marin raconte la triste histoire de Jean François de Nantes à son arrivée au port après vingt mois de campagne. Comme les autres chansons à hisser, dans la marine à voile, elle était entonnée par un soliste, le chanteur de bord. Elle n’était chantée, selon le capitaine Hayet, «qu’aux heures de lutte, avec la mer et le vent déchaînés, les hommes et le navire souffrant tous les tourments».

La digue du cul aurait vraiment existé

On trouve des traces de cette chanson paillarde bien connue dans un recueil de chansons étudiante en 1922. La fameuse digue a vraiment existé ! C’était au Moyen-Âge. Au XVème siècle, le roi Louis XI fortifia la ville de Montaigu pour la protéger des attaques des ducs de Bretagne. Parmi les nombreuses fortifications érigées à l’époque, une digue qui allait devenir célèbre, et qui devrait être bientôt classée aux Monuments Historiques. Selon certaines sources, les habitants de la région se retrouvaient sur cette digue pour y faire des rencontres sexuelles, c’était un peu le Meetic du Moyen Age. Une autre légende en fait remonter l’origine à la chute d’une duchesse dans l’étang : s’étant déshabillée pour se sécher, elle aurait épaté les autochtones qui n’avait jamais contemplé un cul de duchesse et en furent « esbaudis ».

« Dans les prisons de Nantes » a été écrit en 1654

La chanson rechante l’histoire de la fille du geôlier qui délit les pieds du prisonnier la veille de son exécution. Edith Piaf, les Compagnons de la Chanson, Nana Mouskouri et le groupe nantais Tri Yann l’ont mise à leur répertoire. Elle trouve son origine en Basse-Loire, au XVIIe siècle. Elle s’inspirerait de l’évasion du cardinal de Retz , en 1654. Connues par la chanson, les prisons de Nantes étaient nombreuses sous l’Ancien Régime et surtout pendant la Révolution. Le principal centre de détention était alors la prison du Bouffay, aménagés en 1467 dans le château portant le même nom et ce, pendant près de quatre siècles.

« Sur le pont de Nantes, un bal y est donné.. « 

Guy Béart chante cette chanson enfantine en 1968.


Vous aimerez aussi sur FranceLive.fr



Il n'y a aucun commentaire

Ajoutez le vôtre

Laisser un commentaire sur cet article